La chasse : Régulation ou Déformation ?

Si les principaux ennemis des chasseurs sont des prédateurs tels que le renard et le loup, ce n’est pas par un simple hasard que cette “liste noire” s’est établie. En effet, une explication s’impose quant à la qualification d’espèces “nuisibles”.
Ces chasseurs qui élèvent leurs futurs cibles puis les introduisent dans la nature la saison de chasse venue, on compte approximativement 20 millions d’animaux élevés et introduits chaque année.
Ces animaux lâchés dans la nature sont inadaptés à la vie sauvage et constituent par conséquent des proies faciles pour des prédateurs et plus spécifiquement pour le renard dont le rôle de “policier sanitaire” a été maintes fois souligné – en éliminant les animaux faibles, malades ou morts, il permet d’éviter les pullulations et épidémies.

Mais pas de place pour l’écosystème, dans le lobby des chasseurs, où le plaisir de tuer est roi …
Et encore moins de place pour ceux qui convoitent les mêmes proies, ainsi le renard devient un animal “nuisible”, par son simple rôle régulateur sur l’écosystème.

Qu’en est-il alors d’autres espèces telles que le sanglier ou le loup ?

Le loup très présent dans l’actualité et dans les discours cynégétiques, est devenu la proie d’un système incohérent et de toute évidence inutile.
Le repas du loup est composé essentiellement de grands ongulés herbivores tels que les chevreuils et les cerfs. Parallèlement, la chasse est de plus en plus orientée sur ces grands ongulés, mettant à mal ainsi la quantité de ressources alimentaires disponibles pour le loup affectant ainsi les zones de prédation du loup.
La diminution des ressources sauvages touche la mobilité du loup qui est contraint à se rapprocher des animaux d’élevages, pour se nourrir. Le lobby de la chasse, criant ainsi qu’on abatte le loup, n’en est en fait point la victime mais la source de tous ces déséquilibres et effets pervers qui s’en suivent de leurs actions.
De plus ces attaques dites de loups, sont pour une majorité injustifiées et pour certaines dues à une négligence de la part des éleveurs.

Enfin n’oublions pas le rôle primordial du loup au sein de l’écosystème avec sa capacité indéniable à reconstituer certains écosystèmes, en favorisant la mobilité -positive contrairement à la mobilité occasionnée par les chasseurs qui désoriente ces animaux- des animaux.

Le sanglier quant à lui ne fait pas parti des prédateurs mais cela ne lui empếche pas de rester sur la liste noire des chasseurs.
Avant tout, comme tous les autres animaux, le sanglier joue un rôle important au sein de l’écosystème, il contribue à la diffusion des spores et des graines, à la germination et à la pénétration de l’eau dans les sols.
La raréfaction du “petit gibier” a conduit les chasseurs – eux mêmes à l’origine de cette raréfaction- à s’orienter vers le “gros gibier” dont le sanglier fait parti.
Afin de répondre aux besoins de ces “passionnés”, le lobby de la chasse a élevé des sangliers afin de les relâcher par la suite dans la nature pour servir de cibles. Le nourrissage des sangliers a contribué très majoritairement au développement des populations de sangliers, entraînant ainsi des nuisances entre autre des collisions routières.
Cette surpopulation de sangliers entraîne ainsi des discours de “régulation”, et des battus contre cette espèce jugée trop présente et nuisible. Or ces battus favorisent la mobilité des animaux et contribuent à l’accroissement du nombre de collisions routières.

Finalement, la chasse déforme l’équilibre des écosytèmes et la “régulation” par la violence, d’autant plus.
La solution : une France sans chasse …

——- Anaïs