Recettes

images

 

Les Principes : pourquoi être végétalien ?

 

Pour les mêmes raisons qu’on est végétarien !

Le végétarisme répond à des préoccupations très différentes, que je vais rappeler brièvement ici pour démontrer que toutes ces préoccupations, aussi variées soient-elles, devraient logiquement conduire au végétalisme.

Les différents motifs d’être végétarien généralement cités sont la santé, l’équilibre mondial, l’environnement et la non exploitation des animaux. Si l’on veut être cohérent et suivre chaque raisonnement jusqu’au bout, absolument tous ces motifs sans exception conduisent à devenir végétalien, car tout ce que l’on reproche à l’élevage destiné à produire de la viande est valable aussi pour l’élevage en vue du lait, des œufs ou du cuir. En effet, il ne s’agit pas de « récupération » de produits provenant d’animaux qui seraient élevés et tués de toute façon pour leur viande. Comme on va le voir, actuellement, ce serait plutôt l’inverse : on assiste par exemple à une surproduction de viande bovine provenant de l’élevage des vaches laitières.

Il faut également savoir que des personnes mal informées croient « de bonne foi » être végétariennes et ne le sont pas : elles consomment de la viande sans le savoir (par le biais de la présure, de la gélatine, etc.) Il apparaît donc nécessaire de décrypter les listes d’ingrédients des aliments que nous achetons, généralement très obscures. Et de faire pression pour que des logos « végétarien » et « végétalien » soient apposés sur les aliments ne contenant pas d’ingrédients d’origine animale.

Les problèmes des élevages pour les « sous-produits » d’origine animale sont les mêmes que ceux des élevages pour la viande

 

Santé

Je ne m’étendrai pas sur les problèmes de santé qui rendraient néfaste la consommation de viande ou de poisson pour l’être humain. Là encore, une littérature considérable s’est déjà penchée sur cette question. Mais il est certain que ceux qui s’abstiennent de manger de la viande pour cette raison devraient logiquement arrêter aussi de consommer produits laitiers ou œufs.

On peut évoquer l’allergie bien connue à la lactose : Naturellement, le lait est conçu par une femelle pour son petit. Le lait de vache convient au veau comme le lait d’une femme convient à son bébé. Pour les adultes, la consommation de lait n’est pas naturellement prévue, chez aucune espèce. Aussi les adultes ne fabriquent-ils pas dans leur organisme l’enzyme lactase indispensable à la digestion de la lactose. Beaucoup d’humains dépassent très bien cette intolérance. Il ne faudrait pas pour autant en conclure que le lait leur est nécessaire.

Certains ne mangent pas de viande ou de poisson parce qu’ils savent que la pollution croît à mesure que la chaîne alimentaire progresse : un pesticide se retrouverait en plus grande quantité chez le mammifère ou le poisson qui a mangé l’insecte empoisonné et encore plus chez l’humain qui a mangé le mammifère ou le poisson. Cette loi serait valable pour la radioactivité ambiante. De ce point de vue, la viande bovine serait plus dangereuse que l’herbe que mange le bovin. Mais son lait aussi !

De la même façon, les multiples antibiotiques et autres médicaments généreusement prodigués aux animaux d’élevage passent tout autant dans leur lait et leurs œufs que dans leur viande.

Il y aurait des risques plus spécifiques à la consommation d’œufs ou de produits laitiers, comme les infections microbiennes telles que la listériose.

Les farines animales responsables entre autres de la « vache folle » sont essentiellement ajoutées à l’alimentation des animaux élevés pour leur lait ou leurs œufs, bien davantage qu’à ceux élevés pour leur viande : « Au-delà d’un certain niveau de production quotidien (de lait), les herbivores ne peuvent pas ingérer, sous la forme de fourrages grossiers, la quantité d’énergie nécessaire à leur production. L’alimentation concentrée permet de dépasser ces seuils » (Jean-Pierre Boutonnet, de l’Inra de Montpellier, cité par Le Nouvel Observateur du 16 novembre 2000). Les poules pondeuses sont tellement dopées qu’elles sont impropres à la consommation en fin de vie. Les vaches laitières, elles, représentent plus de la moitié de la consommation française de viande rouge, la moins chère du marché. Au 10 novembre 2000, plus de 92 % des 175 cas d’ESB (Encéphalopathie spongiforme bovine) recensés provenaient de leur viande.

 

Équilibre mondial et environnement

La faim dans le monde et les soucis écologiques se rejoignent sur un point : beaucoup trop de surface de terre est gaspillée pour l’élevage.

La faim dans le monde ne devrait pas exister si la plus grande partie des terres consacrées à la culture ne l’étaient pas pour nourrir le bétail. Pour une superficie déterminée qui produit une unité de protéines de viande, on peut en produire cinq de céréales, dix de légumineuses et vingt-six d’épinards. « 1,3 milliard d’êtres humains pourraient être nourris avec les céréales utilisées pour engraisser le bétail des États-Unis » (L’œil électrique n°18, printemps 2001). Ou encore : « Cent mètres carrés de soja planté = 5 kilos de protéines pour 70 personnes pendant une journée ou 500 g de viande bovine, soit la ration quotidienne de seulement deux personnes » (Top Nature n°15, mai-juin 1997)

Le gaspillage d’oxygène et d’eau potable par les élevages est également considérable. Un kilo de viande a nécessité entre 10 000 et 24 000 litres d’eau. Un kilo de laitue n’en demande que 160 litres.

Il est devenu notoire que la pollution de l’air, l’effet de serre, les nitrates dans l’eau, les pluies acides, etc, proviennent essentiellement des élevages, et ce par voie de fumier, purin et gaz, rejets dont la nocivité est encore augmentée par les antibiotiques et produits chimiques ingérés par les animaux. Par exemple l’effet de serre est provoqué par différents gaz dont le méthane, lequel provient essentiellement des flatulences des troupeaux, les nitrates dans l’eau sont dûs aux lisiers, etc.

Ces problèmes maintenant connus et reconnus ne concernent pas que les élevages pour la viande : bien évidemment, les élevages pour le lait, les œufs, le cuir, la laine, posent exactement les mêmes.

Il serait erroné de croire qu’on utilise ces sous-produits d’origine animale parce que « les animaux seraient tués de toute façon pour la viande, autant alors récupérer ce qui peut servir d’autre ». C’est totalement faux. On « fabrique » des bovins destinés à la viande, on « fabrique » des laitières (dont la pauvre viande, on l’a vu, est ensuite écoulée à bas prix), on « fabrique » des poules pondeuses dont le corps torturé n’est plus montré après l’abattage : il est broyé et utilisé dans des préparations. (Les poulets emballés dans les grandes surfaces ne sont pas des anciennes poules pondeuses). Les animaux élevés pour leur peau le sont encore différemment, dans d’autres conditions où l’on privilégie le fait que la peau ne se salisse pas ou ne s’abîme pas. Tous ces élevages différents s’ajoutent les uns aux autres, multipliant le gaspillage et la pollution.

 

Non exploitation des animaux

Beaucoup de végétariens s’abstiennent de manger des animaux pour éviter à ceux-ci la souffrance et la mort. Mais on ne peut nier que la consommation de lait, produits laitiers, œufs, etc, conduit obligatoirement à la mort et à la souffrance d’animaux.

Certes l’horreur est à son comble dans les élevages industriels. Mais même un « produit fermier » n’est pas innocent.

Le lait et les produits laitiers : Pas de lait de vache sans veau privé de lait. Aucune femelle ne produit de lait si elle n’a préalablement enfanté. Pour exploiter son lait, il faut lui prendre son petit et continuer à « tirer » sur le lait. Les conditions de production sont particulièrement atroces en élevage industriel. Mais le principe reste le même dans une ferme, reste le même si un individu a une seule chèvre ou une seule brebis. La question est : Que deviennent les petits ? Comment sont-ils élevés et avec quoi ? Que deviennent les petits de sexe mâle, inutiles dans le circuit ? Près de 80 % de la viande de « bœuf » est en fait issue de l’industrie laitière : les vaches trop vieilles (usées à trois ans alors que leur espérance de vie serait d’une vingtaine d’années), les veaux surproduits et inutiles (souvent séparés de leurs mères leur premier jour de vie alors qu’ils téteraient naturellement un an).

Ajoutons que les fromages et desserts au lait emprésuré contiennent en outre de la présure, laquelle provient de l’estomac de veaux nouveau-nés.

Il est donc clair que tout être humain voulant éviter de faire tuer ou souffrir des animaux doit s’abstenir de consommer du lait et des produits laitiers.

Les œufs : Les élevages de poules « en batterie » et les abattoirs industriels de volaille atteignent des sommets dans l’ignominie : oiseaux entassés sur du grillage, le bec coupé, attendant la chaîne qui les ébouillantera et leur coupera la tête. Tout ça pour des œufs ! Certes il existe des œufs de « poules élevées en plein air ». Attention, il suffirait pour avoir ce label que les poules soient sorties quelques jours avant l’abattage ou disposent de 2,5 mètres carrés de terrain. Seuls les œufs de poules « élevées en libre parcours », parfois aussi appelées auparavant « poules qui courent », garantiraient moins de barbarie dans leur traitement : l’obtention de ce label nécessite dix mètres carrés de terrain herbeux par pondeuse. Les œufs de l’agriculture biologique sont censés correspondre à ces exigences, mais si le cahier des charges Agriculture biologique exige l’accès à un parcours herbeux, il n’est pas certain qu’il doive être de dix mètres carrés. Mais quoi qu’il en soit, là encore, que fait-on des poussins mâles qui ne pondront jamais ? On a le choix : les broyer, les gazer, les jeter vivants dans des sacs plastiques ou des bennes à ordures où ils étoufferont lentement, les écraser, les enterrer vivants… Bref, s’en débarasser de la façon la plus économique possible. Pour être clair, s’il faut avoir à cœur de ne pas faire tuer pour notre alimentation, de ne pas être responsable de l’exploitation et de la souffrance d’animaux, seul le végétalisme convient.

La peau : le cuir, la fourrure, la laine, ne sont pas récupérés sur des animaux morts auparavant pour la viande. On les élève et on les tue pour cela (ou on les chasse, ce qui n’est pas mieux). Bien sûr, la tonte ne tue pas l’animal. Elle conduit pourtant à élever, exploiter et pour finir abattre, le tout dans des conditions rarement scrupuleuses. Il est relativement facile de s’abstenir d’acheter des produits contenant de la peau animale. Plus il y aura de gens refusant d’acheter des produits ayant entraîné une souffrance, plus vite ces pratiques disparaîtront.

Ecrit par Alias

1919633_538712696257683_4384080016064373347_n

Petit tableau pour s’y retrouver dans les protéines végétales. (Liste non exhaustive)