Insuffisance rénale chronique chez le chien : quelle espérance de vie ?

Insuffisance rénale chronique chez le chien : quelle espérance de vie ? Cause Animale

Recevoir un diagnostic d’insuffisance rénale chronique pour votre chien est une épreuve déstabilisante. Cette maladie qui se caractérise par une dégradation lente et irréversible des fonctions des reins soulève une question angoissante : combien de temps lui reste-t-il ? Si personne ne peut donner de réponse absolue, il est important de comprendre que ce diagnostic ne signe pas une fin imminente. L’espérance de vie d’un chien atteint d’IRC dépend directement du stade de la maladie au moment de sa découverte et surtout de la qualité de la prise en charge mise en place. Plus d’informations dans cet article.

IRC chez le chien : comprendre la maladie et ses causes

Tout comme chez nous les humains, les reins de votre chien sont de véritables stations d’épuration. Leurs rôles sont de :

  • filtrer le sang pour éliminer les déchets comme l’urée et la créatinine ;
  • maintenir l’équilibre en eau et en minéraux de l’organisme ;
  • et produire des hormones essentielles.

L’insuffisance rénale chronique survient lorsque les néphrons (les petites unités de filtration des reins) sont détruits progressivement. Ce processus est généralement silencieux au début, car les néphrons restants compensent le déficit. C’est pourquoi les symptômes n’apparaissent souvent que lorsque 75% de la capacité rénale est déjà perdue.

IRC chez le chien : comprendre la maladie et ses causes Cause Animale

Plusieurs facteurs expliquent cette dégradation des reins du chien. Le vieillissement naturel est la cause la plus fréquente, mais des maladies comme la leishmaniose, certaines prédispositions génétiques (chez le Beagle, le Samoyède ou le Bull Terrier par exemple), des infections urinaires à répétition ou même une maladie parodontale sévère peuvent également en être à l’origine.

Quelle est l’espérance de vie d’un chien diagnostiqué d’une IRC ?

Pour évaluer la sévérité d’une insuffisance rénale chronique et établir un pronostic, les vétérinaires utilisent le système de classification IRIS (International Renal Interest Society). Ce système se base principalement sur le taux de créatinine dans le sang et la présence de protéines dans l’urine pour définir quatre stades de gravité :

  • stade 1 : la maladie est débutante et encore asymptomatique. L’espérance de vie est généralement longue, dépassant souvent les 400 jours si une prise en charge est initiée ;
  • stade 2 : l’insuffisance est légère et les symptômes (augmentation de la soif, urines plus fréquentes) sont discrets. Le pronostic vital se situe autour de 200 à 400 jours ;
  • stade 3 : la maladie est modérée avec des symptômes évidents (une perte d’appétit, des vomissements, un amaigrissement). L’espérance de vie est estimée entre 110 et 200 jours ;
  • stade 4 : c’est le stade terminal. L’état général du chien est très dégradé. À ce niveau, le pronostic est sombre, avec une espérance de vie moyenne de 14 à 80 jours.

Il faut souligner que ces chiffres ne sont que des médianes statistiques. La rapidité de la progression et la réponse de votre chien au traitement feront une grande différence.

Comment prolonger et améliorer la qualité de vie de votre chien malgré son IRC ?

En présence d’un diagnostic d’insuffisance rénale chronique chez le chien, l’objectif n’est pas de guérir les reins (c’est impossible), mais de les préserver et de garantir le confort de votre animal. Le traitement repose sur trois éléments fondamentaux dont l’alimentation est sans doute le plus déterminant. En effet, une nourriture thérapeutique spécifiquement formulée pour les chiens insuffisants rénaux est indispensable. Elle contient moins de phosphore et de protéines, mais celles-ci sont de très haute qualité pour limiter la production de déchets que les reins peinent à éliminer.

Comment prolonger et améliorer la qualité de vie de votre chien malgré son IRC ? Cause Animale

Ensuite, l’hydratation est primordiale. Assurez-vous que votre chien ait toujours accès à de l’eau fraîche et encouragez-le à boire très souvent. Enfin, des traitements médicamenteux sont souvent prescrits pour gérer les complications : des chélateurs de phosphore, des médicaments contre les nausées ou pour stimuler l’appétit et parfois des traitements contre l’hypertension artérielle qui est fréquente dans ce contexte. Un suivi vétérinaire régulier tous les 3 à 6 mois permettra d’ajuster ce protocole et d’anticiper les dégradations.

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